Lorsque l’œuvre d’art fut enfin exposée au public, son auteur tint à être présent à ses côtés.

L’artiste peintre la considérait comme un tableau de maître, car il avait toute sa vie travaillée dessus, affinant ses détails au mieux qu’il le pouvait, année après année.

Le premier à la voir fut un homme d’affaires.

« Monsieur s’il vous plaît : pouvez-vous me décrire ce que vous pensez de ma peinture ? »

« C’est une belle œuvre, mais il y a malgré tout quelques défauts à retravailler. Je pense que si vous me la confiiez, je changerais quelques détails, qui, à mon avis, seraient beaucoup plus utiles, afin de la revendre à un bon prix ! »

Puis se présenta un révolutionnaire : « Il est évident que ce tableau est là pour dénoncer beaucoup d’injustices qui ne peuvent être tolérées. Vous devriez l’exposer dans des universités pour inculquer l’importance de liberté intellectuelle aux étudiants et les encourager à changer les valeurs du monde. »

Ce fût au tour d’un prêtre d’être interrogé : « Je ne vois qu’une chose dans ce tableau, c’est la faiblesse de l’homme face à la tentation. »

Un cambrioleur : « Ma foi, c’est pas mal du tout… Savez-vous s’il y a un gardien qui le surveille la nuit ? »

Un homme révolté : « Ce n’est absolument pas normal d’imposer ça aux gens ! Vous vous rendez compte quand même de tout le mal que vous leur faites ? »

Un marchand : « Si ça ne vous a pas trop coûté cher en fournitures, en peinture et en nombre d’heures à travailler, ça sera une bonne affaire si sa valeur est importante. »

Un banquier : « Si je vous le mets dans un coffre fort, ça fera un bon investissement pour la revendre lors de vos vieux jours ! »

Un scientifique : « Je serais curieux d’analyser la composition des peintures au microscope électronique… »

Un politique : « Aux vues de ma première analyse et face à la complexité d’une telle œuvre, je pense que vous avez raison de souligner l’importance de la mise en place d’une coercition structurelle sur le long terme, des enjeux nationaux économiques face aux déploiements excessifs des marchés financiers. Mais attention tout de même, car je le dis et je le répète : ce genre d’idée ne doit pas servir les intérêts de l’extrême droite. »

Le philosophe dit : « La question est de savoir si c’est moi qui contemple ce tableau, ou bien si c’est lui qui me contemple… »

Finalement, ce fût au tour du dernier spectateur à être interrogé, un enfant. « Monsieur, je ne comprends rien à ce tableau. Alors, je vais me contenter de l’admirer tel qu’il est. »

Quand il n’y eut plus personne à questionner, l’artiste peintre décida qu’il était temps de rentrer chez lui pour profiter de la soirée et de jubiler d’avoir recueilli tant d’émotions exprimées à propos de son œuvre d’art.

Après tout, il avait tout simplement voulu peindre le monde…

Ce texte est un extrait de mon livre : Tout le monde devrait pouvoir réaliser un miracle :

Stéphane Lamur  

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