Pourquoi la vue de la souffrance nous dérange autant ?

Spiritualité incarnée au quotidien

Pourquoi nous ressentons la douleur des autres

Nous ressentons ce malaise profond parce que notre cœur est fait pour l’amour et qu’il est très sensible à tout ce qui ressemble à de la peine. Même si nous savons dans notre tête que les histoires de torture ne sont pas la réalité, notre corps réagit violemment parce qu’il croit encore que nous sommes des êtres tout seuls et fragiles. En fait, nous sommes tous liés les uns aux autres par un lien invisible, et quand nous voyons quelqu’un avoir mal, une partie de nous a l’impression de vivre la même chose car nous ne sommes pas vraiment séparés. Ce sentiment de tristesse ou de dégoût montre simplement que notre cœur est resté tendre, même si nous avons parfois appris à nous protéger derrière des murs de peur. C’est une réaction humaine normale devant ce qui nous semble être une absence totale de douceur et de respect pour la vie.

Le piège de croire uniquement au corps

Nous nous sentons dérangés par ces images parce que nous pensons encore que nous sommes uniquement ce corps de chair et d’os. Quand nous regardons un film qui montre de la violence, notre cerveau nous envoie des signaux de panique car il a appris que le corps est notre seule maison et qu’il faut le protéger à tout prix. Cette peur est une vieille habitude qui nous fait oublier que notre véritable identité est spirituelle et qu’elle ne peut jamais être vraiment blessée. Pour notre esprit qui se sent séparé des autres, voir une forme souffrir est une preuve effrayante que le monde est un endroit dangereux. En vérité, nous projetons notre propre peur de souffrir sur les images que nous voyons, ce qui rend notre malaise encore plus fort.

L’habitude de la peur et de la séparation

Pendant des milliers d’années, nous avons appris que la souffrance faisait partie de la vie et qu’il était normal d’avoir peur de la douleur physique. Ces images de torture nous rappellent tout ce que nous avons essayé de rejeter loin de nous, comme nos propres cauchemars ou nos vieux regrets. Nous avons créé une vision du monde où le contraste entre le bien et le mal est très fort, et voir la cruauté nous force à regarder ce que nous appelons le mal. Notre malaise vient du fait que nous ne sommes pas encore totalement habitués à vivre dans la paix de la Source, où nous savons que l’amour est la seule chose réelle. Nous restons donc coincés dans un état où les illusions de la peur semblent encore avoir un grand pouvoir sur nos sentiments.

Transformer notre regard sur les images

Pour ne plus être autant bousculés par ce que nous voyons, nous pouvons essayer de regarder ces scènes comme des rappels de ce que nous ne voulons plus croire. Au lieu de nous laisser envahir par la panique, nous pouvons nous souvenir que notre véritable Soi est toujours dans l’étreinte de la Source et qu’il est en parfaite sécurité. Nous apprenons doucement à devenir des observateurs calmes, ce qui signifie que nous regardons les événements sans les juger immédiatement comme étant horribles. Cela ne veut pas dire devenir insensibles, mais plutôt remplir notre cœur d’une compassion si grande qu’elle voit la lumière même derrière les images les plus sombres. En restant bien présents à notre propre paix intérieure, nous aidons à guérir la vision du monde tout entier.

Choisir la paix de la Source aujourd’hui

Notre malaise est une invitation à choisir une nouvelle façon de vivre dans le moment présent, sans nous laisser emporter par les fantômes de la douleur. Nous pouvons décider de ne plus accorder d’importance à ces visions de souffrance et de nous concentrer sur l’amour qui nous unit tous. En acceptant que nous sommes déjà parfaits et aimés, nous n’avons plus besoin de ces expériences difficiles pour nous souvenir de qui nous sommes vraiment. Le calme de notre cœur est beaucoup plus puissant que n’importe quelle image violente, car il est fondé sur la vérité éternelle et non sur un mauvais rêve. En avançant avec la certitude que nous sommes protégés par la Source, nous laissons enfin la joie remplacer toutes nos anciennes frayeurs.

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