En réalité, nous souffrons rarement du manque de quelque chose. Ce dont nous souffrons, c’est de l’agitation mentale dans laquelle on se met quand on n’a pas ce qu’on veut.

Et bien souvent, cette agitation mentale nous pousse à faire n’importe quoi pour finalement arriver bien loin de ce qu’on veut.

Sans même arriver à se rendre compte que, si par hasard, on arrive à obtenir ce qu’on a tant désiré, on passe rapidement à vouloir autre chose, drogués que nous sommes tous de cette agitation mentale.

Mais il y a d’autres façons de se comporter que de se pointer le couteau entre les dents à un repas auquel on est invité et d’exiger le menu…

Il n’a jamais été obligatoire d’obéir aux lois de ce monde qui semble répéter chaque jour à chacun de nous : “Tu n’es pas assez bien. Sois mieux pour me séduire et je t’offrirai ce dont tu rêves.”

Tu peux tout aussi simplement décider que tu es assez bien tel que tu es aujourd’hui.

Et refuser ainsi de participer au jeu collectif malsain de l’agitation mentale.

Réalisant que la belle voiture, la belle situation et le bon compagnon ne sont que des prétextes destinés à t’éloigner de la paix.

Tu n’as pas à culpabiliser de ne pas les obtenir, comme tu n’as pas à culpabiliser de les désirer.

Tu n’as à culpabiliser de rien, parce qu’ils ne sont que des prétextes.

Avoir n’est qu’une déclinaison de mériter, donc un substitut à être.

Abstiens-toi donc de juger ce qu’il te manque pour sortir de cette folie dépressive infernale qui n’est rien d’autre qu’une projection de l’estime que tu as de toi-même.

Le bonheur est choix.

Et tu peux rechoisir à chaque instant.

Stéphane Lamur  

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