Dans certains pays du monde, le but pour les gens est de sortir de la ruralité, d’arrêter de s’occuper des poules du jardin pour aller réussir en ville. Avec un bon job.

Pour certains Occidentaux, le chemin vers l’épanouissement est totalement inverse : plaquer le boulot et aller monter sa ferme dans le Larzac.

Pour d’autres, c’est juste obtenir un emploi qui compte. Et arriver enfin à payer des impôts.

Et pour une minorité, se sortir des dividendes annuels d’un seul million d’euros est un échec catastrophique…

Personne n’arrive à trouver le bonheur parce personne ne cherche au bon endroit.

Le bonheur n’est pas dans le faire.

Si c’était le cas, nous naîtrions avec des mains et des jambes immenses. Et les gens aux plus grands succès ne se suicideraient pas.

Le bonheur n’est pas dans l’avoir.

Si c’était le cas, le libéralisme se serait effondré sur lui même, puisque les milliardaires n’auraient plus besoin d’avoir davantage.

Le bonheur est dans l’être.

Car lorsqu’on écarte le faire et l’avoir, on n’a plus besoin d’avoir peur du demain, ni de regretter le hier.

Lorsqu’on écarte le faire et l’avoir, on écarte obligatoirement la nécessité. Et donc le besoin.

Lorsqu’on écarte le faire et l’avoir, le monde devient subitement parfaitement parfait. Et nous-mêmes avec.

Qu’est-ce que le bonheur sinon que de définitivement mettre fin à nos croyances à propos de notre incomplétude et de n’avoir d’autre choix que d’accepter notre perfection ?

Le bonheur est un choix.

Stéphane Lamur    

D'autres articles qui pourraient bien t'intéresser: