C’est l’utilisation du conditionnel qui nous fait perdre la boule.

Oui mais si…
Sauf si…
Si ça, alors ça…

On pense que c’est de la sagesse ou de l’intelligence, mais en réalité, c’est ce qui nous sépare du bonheur.

En utilisant le conditionnel, on se met tout seul dans l’agitation, qui nous pousse à faire des plans sur d’autres plans et rajouter des si à d’autres si.
Au final, on n’est pas très différent du hamster dans sa roue.

En fait, il n’y a qu’un seul véritable choix à faire :
Soit on considère que le monde est un endroit amical, soit un endroit hostile.
Mais ce n’est pas le genre de choix qu’on peut faire avec la tête.

Avec des dictons du genre : “… mais la vie est injuste“, on fait bien plus que définir le monde dans lequel on vit.
On s’impose l’injustice à soi-même, ainsi qu’à ceux qui nous écoutent.

Le mental dit : “Si tu arrives à ce que tout soit résolu, alors tu auras gagné, alors tu seras heureux”

Mais c’est seulement quand tu es en paix avec toi-même que tout est résolu.

Laissons les joueurs d’échecs continuer à se torturer les méninges. Tôt ou tard, ils se lasseront.

Mais posons nous plutôt les bonnes questions : celui en nous qui veut, celui en nous qui a hâte , celui en nous qui a peur, qui est-il ?

Et surtout : qui est celui qui est en train de l’observer ?

Stéphane Lamur    

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