Que feriez-vous si vous étiez attaqué par un chaton ?

Comment vous comporteriez-vous si un bébé chat voulait faire de vous son casse-croûte ?

Prendriez vous la fuite ou l’attaqueriez-vous à votre tour pour vous défendre ?

Dans la majorité des cas, vous le trouveriez mignon, au pire, vous resteriez indifférent.

Et vous en tireriez la conclusion que ce chaton a un problème avec lui- même…

Pourtant, lorsque c’est votre voisin, votre collègue, votre employé ou votre employeur qui vous attaque, vous insulte ou tente de vous imposer ses idées, la plupart du temps, vous vous défendez en attaquant à votre tour ou en tentant d’imposer vos idées à vous.

Bien sûr, sauf s’il s’agit d’une belle blonde, votre collègue est beaucoup moins mignon qu’un chaton.

Mais il n’en reste pas moins qu’il a un problème avec lui même et que vous attaquer reste sa solution la plus facile.

Et la plupart du temps, vous réagissez en choisissant un comportement plus ou moins immédiat qui résoudra ce conflit.

Vous attaquez ou vous fuyez. C’est ce que les vestiges de votre cerveau reptilien vous dictent.

Dans tous les cas, vous changez votre comportement en fonction de ce nouveau paramètre.

Dans tous les cas, vous avez accordé un certain pouvoir à l’attaque de votre collègue…

Acceptez-vous le fait de laisser n’importe quel fou en conflit avec lui même prendre le contrôle de votre comportement et de vos émotions ?

Pourtant à chaque minute de votre vie, un collègue, un voisin, un employeur, un employé, un ami, un journaliste, un homme politique, un publicitaire, un réalisateur de films, un commentateur radio, un fanatique religieux, une lettre de la banque, une plante qui pousse mal, une voiture qui ne démarre pas, tentent de prendre le contrôle de votre comportement ou de vos émotions, en utilisant une attaque plus ou moins élaborée…

Et bien souvent, vous leur accordez ce pouvoir sur un plateau d’argent.

Et si, exactement comme avec le chaton, vous vous absteniez de tout jugement, hormis celui qu’il a un problème avec lui même ?

On pourrait même presque avoir une certaine peine pour cet ennemi qui n’est pas en paix et qui en souffre en faisant n’importe quoi en réaction aux attaques dont il est victime de son coté.

C’est bizarre : ça ressemble fortement au message de certains leaders spirituels…

L’attitude de « l’œil pour œil » ne résout rien : elle n’apporte que plus de conflit, moins d’œils et moins de paix.

Chaque fois qu’on s’autorise le rôle de juge, même sur la plus insignifiante des choses, on s’éloigne de la paix.

 – de jugement = + de paix

Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas commencer par arrêter de vous juger vous-même ?

D'autres articles qui pourraient bien t'intéresser: